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	<title>Th&#233;orie Communiste</title>
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	<description>Notre &#233;poque est celle o&#249; le prol&#233;tariat, luttant en tant que classe? contre le capital, se remet lui-m&#234;me en cause et porte le d&#233;passement r&#233;volutionnaire de cette soci&#233;t&#233; par la production imm&#233;diate du communisme comme l'abolition de toutes les classes, l'imm&#233;diatet&#233; sociale de l'individu.</description>
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		<title>Th&#233;orie Communiste</title>
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		<title>Commentaires sur les classes moyennes</title>
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		<dc:date>2026-06-08T16:28:35Z</dc:date>
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&lt;p&gt;La classe ? moyenne en elle-m&#234;me &lt;br class='autobr' /&gt;
Commentaire critique du texte : Notes sur les classes moyennes et l'interclassisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Les citations du texte d'AC (Notes sur les classes moyennes et l'interclassisme) sont en italiques dans ces commentaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Poser la question des classes moyennes du point de vue de la communisation, ce ne peut &#234;tre se poser seulement la question de leur existence, de leurs origines historiques ou de savoir qui on peut y inclure ou non, &#224; la mani&#232;re de l'historien ou du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://theoriecommuniste.org/la-revue/Textes-TC-pour-Meeting-et-SIC/Les-classes-moyennes/" rel="directory"&gt;Les classes moyennes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La classe&lt;sup&gt;&lt;a href='https://theoriecommuniste.org/Classes' title=&#034;D&#233;finition&#160;: Les classes ne sont ni des sommes d'individus regroup&#233;s par un int&#233;r&#234;t (&#8230;)&#034;&gt;?&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; moyenne en elle-m&#234;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Commentaire critique du texte : Notes sur les classes moyennes et l'interclassisme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les citations du texte d'AC (Notes sur les classes moyennes et l'interclassisme) sont en italiques dans ces commentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Poser la question des classes moyennes du point de vue de la communisation, ce ne peut &#234;tre se poser seulement la question de leur existence, de leurs origines historiques ou de savoir qui on peut y inclure ou non, &#224; la mani&#232;re de l'historien ou du sociologue. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte pose en principe de d&#233;part que l'essentiel n'est pas la question de la &#171; constitution des classes moyennes &#187; (m&#234;me si l'application de ce principe n'est pas si &#233;vidente par la suite). La question premi&#232;re est, &#224; juste titre, celle de l'interclassisme &#171; tel qu'il se produit dans les luttes &#187; et, dans cet interclassisme, celle de la &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187; comme &#171; conflits &#187;. En posant la question des classes moyennes dans la question de l'interclassisme et, dans ce dernier, la &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187; comme &#171; conflits &#187;, le texte ouvre une perspective fondamentale pour la compr&#233;hension des luttes interclassistes qui apparaissent comme un marqueur incontournable du morceau de pr&#233;sent dans lequel nous sommes engag&#233;s. L'interclassisme est compris dans cette analyse &#224; la fois comme limite de la lutte de classe et comme, dans les conflits, &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187;, unit&#233; qui ne peut plus &#234;tre qu'&#171; abolition des classes &#187;. Cependant, dans le texte Notes sur les classes moyennes et l'interclassisme, le rejet d'une d&#233;finition des classes moyennes &#171; en elles-m&#234;mes &#187; fait de cette &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187; et de ces &#171; conflits &#187; une question dont la r&#233;solution &#233;vacue le probl&#232;me pos&#233; de par l'&#233;vanescence, au moment crucial de l'interclassisme et des conflits, de l'existence de ces classes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; qu'appara&#238;t toute la difficult&#233; dans laquelle se d&#233;bat le texte, difficult&#233; r&#233;elle : d'une part, les classes moyennes &#8211; toujours ce pluriel qui est d&#233;j&#224; un probl&#232;me &#8211; sont d'une part abord&#233;es dans leur objectivit&#233; (leur constitution, leur origine, etc. m&#234;me si cela est consid&#233;r&#233; comme une question d&#233;riv&#233;e), mais, d'autre part, la question ne serait que celle de &#171; l'interclassisme tel qu'il se produit dans les luttes &#187;. Donc, d'un c&#244;t&#233;, un objet dont on r&#233;cuse l'existence &#171; en lui-m&#234;me &#187;, et, de l'autre, &#171; l'interclassisme &#187; qui est de fait la reconnaissance de l'existence de cet objet. La probl&#233;matique du texte consiste &#224; produire les classes moyennes comme une r&#233;sultante des luttes et, plus loin dans le texte, plus conceptuellement, de la lutte des classes entre prol&#233;tariat et capital. Tout le texte &#233;volue dans la coexistence et le chevauchement de ces deux directions. Si la premi&#232;re, celle de l'objectivit&#233;, est formellement r&#233;cus&#233;e dans le texte, il n'emp&#234;che qu'elle y est constamment pr&#233;sente par une connaissance intuitive a-priori de ce que sont les classes moyennes. D'entr&#233;e, l'utilisation du terme d'interclassisme, quelle que soit la fa&#231;on dont on va produire les classes moyennes, conf&#232;re &#224; ces classes moyennes une existence reconnue de fait (&#171; nous n'avons ni &#224; d&#233;plorer, ni &#224; encourager &#187; dit justement AC), ce que la suite du texte s'emploie &#224; saper. Travail de sape effectu&#233; avec raison. On semble donc &#234;tre face &#224; une aporie. L'int&#233;r&#234;t du texte est de mettre &#224; jour cette dualit&#233; de probl&#233;matique, mais elle n'est ni d&#233;pass&#233;e, ni r&#233;solue de fa&#231;on satisfaisantes pour parvenir aux analyses des luttes actuelles que ce texte permet d'ouvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pourraient &#234;tre les classes moyennes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais alors que sont les classes moyennes ? Une fraction ais&#233;e du salariat, un certain r&#244;le dans la reproduction d'ensemble du capital (les activit&#233;s d'encadrement, par exemple), ou simplement l'ensemble des salari&#233;s touchant un revenu m&#233;dian ? A chaque fois que la question se pose dans ces termes, les classes moyennes sont dissoutes dans le prol&#233;tariat ou l'inverse, et on ne voit plus bien de quel interclassisme on pourrait parler, ou bien on dresse classes moyennes et prol&#233;taires face &#224; face, de part et d'autre d'une fronti&#232;re de classe imaginaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, &#224; ce point, le texte refuse toute validit&#233; &#224; une d&#233;finition &#171; objective &#187;. Le terme de &#171; classes moyennes &#187; demeure mais seulement comme rapport du prol&#233;tariat &#224; lui-m&#234;me &#8211; voir plus loin. Cependant, ce rejet cherche lui-m&#234;me une d&#233;finition qui, de fa&#231;on paradoxale, le justifierait comme rejet d'une d&#233;finition : &#171; On ne saurait se contenter de dire que les classes moyennes ne seraient que des prol&#233;taires qui s'ignorent, sur la base du fait qu'elles sont essentiellement compos&#233;es de salari&#233;s&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est dit de fa&#231;on un peu contourn&#233;e (On ne saurait se contenter de dire). Est-ce qu'on le dit ou non ? La formulation laisserait entendre que les classes moyennes sont des &#171; prol&#233;taires qui s'ignorent &#187; mais que ce n'est pas suffisant (&#171; se contenter &#187;). Inversement, il n'est : &#171; pas plus satisfaisant, au regard des luttes et de la r&#233;alit&#233; de l'interclassisme, de tenter de les consid&#233;rer pour ce qu'elles seraient &#171; en elles-m&#234;mes &#187;, ou seulement dans un rapport d'ext&#233;riorit&#233; au prol&#233;tariat, comme si l'un et l'autre &#233;taient des entit&#233;s s&#233;par&#233;es, et non des &#233;l&#233;ments de la m&#234;me totalit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, pas suffisant, mais en partie vrai de dire &#171; des prol&#233;taires qui s'ignorent &#187;, et, pas satisfaisant, mais aussi, semble-t-il, en partie vrai de les consid&#233;rer &#171; en elles-m&#234;mes &#187;. Nous sommes toujours dans l'ambig&#252;it&#233; constitutive du texte qui refl&#232;te la difficult&#233; de la question. Il ne faudrait pas consid&#233;rer les classes moyennes dans un rapport d'ext&#233;riorit&#233; au prol&#233;tariat parce qu'il ne s'agit pas &#171; d'entit&#233;s s&#233;par&#233;es &#187;, car &#171; &#233;l&#233;ments de la m&#234;me totalit&#233; &#187;. L&#224;, la question semble r&#233;solue. Mais de quelle &#171; totalit&#233; s'agit-il ? De quelle &#171; totalit&#233; &#187; identique sont-ils l'un et les autres des &#233;l&#233;ments ? Du salariat ? On en revient alors &#224; la question de d&#233;part (&#171; des prol&#233;taires qui s'ignorent &#187;). Du mode de production capitaliste ? Mais alors tout le monde en fait partie. Une force de travail globale, le &#171; travailleur collectif &#187; ? Mais alors le mot ne fait que masquer la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#339;ur du texte se trouve au paragraphe suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dire que les luttes actuelles sont interclassistes, ce n'est pas seulement observer que les classes moyennes s'y trouvent m&#234;l&#233;es aux prol&#233;taires, c'est-&#224;-dire objectivement aux plus pauvres (tout le monde descend dans la rue en temps de crise majeure), mais dire et faire appara&#238;tre que la contradiction entre capital et prol&#233;tariat est non seulement la dynamique qui produit toutes les classes du mode de production capitaliste, c'est-&#224;-dire qui produit le capital comme soci&#233;t&#233; capitaliste, mais &#233;galement celle qui conduit &#224; leur dissolution. Consid&#233;rer les classes moyennes &#171; en elles-m&#234;mes &#187; n'a alors aucun sens. Les classes moyennes n'existent qu'en ce qu'elles sont constitutives de ce qu'est le prol&#233;tariat dans sa contradiction au capital. Il ne sert &#224; rien de vouloir les d&#233;crire autrement que comme un moment des luttes, comme un moment de la lutte de classe du prol&#233;tariat, comme un moment de la contradiction en proc&#232;s. &#187; Paragraphe tr&#232;s complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On part de la constatation que, dans les &#171; luttes actuelles &#187;, il y a &#171; interclassisme &#187; (donc au moins deux classes) : les classes moyennes sont m&#234;l&#233;es aux prol&#233;taires. Ici, les prol&#233;taires sont &#171; les plus pauvres &#187;. Donc deux classes, mais ce &#171; les plus pauvres &#187; introduit une simple gradation quantitative de revenus (sans avoir explicit&#233; et l&#233;gitim&#233; cette gradation). Par l&#224;, l'interclassisme est d&#233;j&#224; plus qu'att&#233;nu&#233; ; nous nous retrouvons avec &#171; la m&#234;me totalit&#233; &#187; du paragraphe pr&#233;c&#233;dent, m&#234;me totalit&#233; qui semble &#234;tre la classe des prol&#233;taires. Mais alors nous voil&#224; revenus aux &#171; prol&#233;taires qui s'ignorent &#187;. L'interclassisme n'est plus ici qu'une apparence qui ne demande qu'&#224; &#234;tre dissoute et &#233;vacu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout le monde descend dans la rue &#187;. Oui, mais c'est justement l&#224; le probl&#232;me. Est-ce que tout le monde y descend avec les m&#234;mes raisons, les m&#234;mes objectifs ? C'est parce qu'&#233;videmment ce n'est pas le cas qu'il y a probl&#232;me. La question dans sa crudit&#233; empirique, historique, para&#238;t comme &#233;vacu&#233;e. Cette &#233;vacuation est justifi&#233;e th&#233;oriquement par deux arguments : la contradiction entre prol&#233;tariat et capital produit toutes les classes du mode de production capitaliste ; cette contradiction conduit &#224; leur dissolution. D'o&#249; la conclusion sous la forme d'un CQFD : &#171; consid&#233;rer les classes moyennes &#034;en elles-m&#234;mes&#034; n'a alors aucun sens &#187; (on aura compris que c'est cette formule plus que la fa&#231;on d'y parvenir qui constitue l'essentiel de mes commentaires critiques). On peut reprendre la d&#233;marche productive des classes moyennes expos&#233;e par le texte &#8211; en la d&#233;terminant plus fermement &#8211; et aboutir &#224; une &#171; d&#233;finition pour elles-m&#234;mes &#187;. Quand je dis &#171; en elles-m&#234;mes &#187;, on aura compris que si aucune classe n'existe telle qu'en elle-m&#234;me en dehors de son rapport aux autres classes, cela ne signifie pas pour autant que ce rapport ne d&#233;finit pas pour chacune des caract&#233;ristiques propres, rep&#233;rables et d&#233;finissables dans la reproduction d'ensemble comme ses caract&#233;ristiques &#171; en elle-m&#234;me &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me en admettant tel quel le raisonnement du texte et sa conclusion, on peut toujours formuler la question : &#171; Existe-t-il cependant quelque chose que j'appelle classes moyennes, m&#234;me si je ne les consid&#232;re pas &#034;en elles-m&#234;mes&#034; &#187; ? Si l'on r&#233;pond qu'il ne reste rien, on demeure avec des manifestations empiriques, historiques, des diff&#233;rences dans les luttes, dont je ne sais alors que faire et que j'&#233;vacue comme insignifiantes. Si l'on r&#233;pond qu'il y a tout de m&#234;me quelque chose, force est de constater que je ne sais toujours rien de ce quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r les derni&#232;res phrases de ce paragraphe semblent d&#233;passer cette impasse : &#171; Les classes moyennes n'existent qu'en ce qu'elles sont constitutives de ce qu'est le prol&#233;tariat dans sa contradiction au capital. Il ne sert &#224; rien de vouloir les d&#233;crire autrement que comme un moment des luttes, comme un moment de la lutte de classe du prol&#233;tariat, comme un moment de la contradiction en proc&#232;s. &#187; Admettons cette r&#233;ponse. Le probl&#232;me est qu'elle ne nous dit rien en dehors d'une formule th&#233;orique pertinente mais qui ne fait qu'indiquer une voie de recherche, elle ne comporte aucun contenu de ce &#171; moment &#187;, du pourquoi et du comment il est produit, de la nature de son contenu. M&#234;me si cela arrive un peu &#224; la fin du texte sous la forme des classes moyennes comme limite, elles n'en demeurent pas moins qu'une ext&#233;riorisation du prol&#233;tariat et donc toujours rien &#171; en elles-m&#234;mes &#187; et finalement encore une fois &#171; des prol&#233;taires qui s'ignorent &#187;. Nous n'avons que la formule (une forme) th&#233;orique &#171; Les classes moyennes n'existent qu'en ce qu'elles sont constitutives de ce qu'est le prol&#233;tariat dans sa contradiction au capital &#187;. En quoi elles (les classes moyennes) en sont constitutives n'est pas produit et nous ne savons rien sur la nature de ce &#171; moment &#187;. Et finalement, les classes moyennes ne sont plus qu'un rapport du prol&#233;tariat lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a cependant l'argument de la &#171; dissolution &#187;. Les classes moyennes existeraient comme moment de la contradiction entre le prol&#233;tariat et le capital en ce que cette contradiction conduit &#224; la dissolution des classes. Cette id&#233;e de la &#171; dissolution &#187; se trouve reprise en fin de paragraphe sous la forme de la &#171; contradiction en proc&#232;s &#187;. Mais, en quoi sp&#233;cifiquement les classes moyennes sont-elles un moment de la contradiction entre le prol&#233;tariat et le capital en ce que celle-ci est le capital comme contradiction en proc&#232;s et le mouvement de la dissolution des classes ? Paradoxalement, il semble qu'&#224; cette &#233;tape du texte ce que l'on sait intuitivement des classes moyennes, pr&#233;cis&#233;ment en tant que couches et strates sociologiques, servent &#224; d&#233;signer ce dont ne peut pas parler en ces termes. En effet, les classes moyennes sont, pour cette connaissance intuitive, le lieu o&#249; les d&#233;limitations claires se brouillent. Mais il n'est peut-&#234;tre pas l&#233;gitime de passer de ce brouillage intuitif des d&#233;terminations &#224; la &#171; dissolution des classes &#187; et au capital comme contradiction en proc&#232;s. Ce serait faire d'une difficult&#233; dans laquelle nous nous trouvons &#8230; une &#171; bonne fortune &#187;. Ou alors, on se retrouve dans la classique formule de la &#171; prol&#233;tarisation des classes moyennes &#187; qui n'a pas vraiment r&#233;v&#233;l&#233; sa pertinence au cours de l'histoire (ne pas confondre attaque et prol&#233;tarisation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paragraphe suivant para&#238;t conclure : &#171; Se demander ce qu'elles sont en dehors de ce rapport au prol&#233;tariat ne serait qu'un exercice de sociologie, o&#249; l'on fige les classes dans des couches et des strates dans lesquelles il serait possible d'aller effectuer des pr&#233;l&#232;vements afin d'en conna&#238;tre la composition, pour ensuite les d&#233;crire dans leur infinie complexit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me c'est que nous ne savons pas quel est ce &#171; rapport au prol&#233;tariat &#187;. Il faudrait que ce &#171; rapport au prol&#233;tariat &#187; ou ce &#171; moment de la contradiction entre le prol&#233;tariat et le capital &#187; nous am&#232;nent &#224; une compr&#233;hension des classes moyennes &#171; en elles-m&#234;mes &#187;. On a dans ce texte un probl&#232;me semblable &#224; celui que l'on peut avoir avec l'infini h&#233;g&#233;lien, c'est-&#224;-dire le mouvement du passage de chaque chose dans son autre o&#249; chaque chose n'existe, n'a sa raison d'&#234;tre, que pour devoir &#234;tre dissoute dans l'autre. Le &#171; fini &#187;, l'&#234;tre n'est rien, juste l&#224; pour &#234;tre un support du mouvement (&#234;tre, essence, concept ; avec le concept comme origine et fin - raison d'&#234;tre, fondement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, toute la difficult&#233; th&#233;orique r&#233;side dans le fait que l'on ne peut partir des classes comme d'entit&#233;s constitu&#233;es pr&#233;alables &#224; leur rencontre, mais qu'il faut, comme le texte le d&#233;fend, les consid&#233;rer comme des moments du mode de production capitaliste. Mais les consid&#233;rer ainsi ne supprime pas leur existence &#171; en elles-m&#234;mes &#187; (le fini ne s'&#233;vanouit pas comme inconsistant dans la totalit&#233;). Nous sommes d'accord que cette consid&#233;ration des classes &#171; en elles-m&#234;mes &#187; ne doit pas verser dans l'historicisme ou la sociologie. Historiquement, le capitalisme est bien la fameuse rencontre de &#171; l'homme aux &#233;cus &#187; et du &#171; travailleur libre &#187; (Le Capital, Ed. Sociales t. 1, pp. 170-179 ; le chapitre intitul&#233; L'achat et la vente de la force de travail), mais ce n'est pas comme cela que nous avons &#224; le construire conceptuellement. La compr&#233;hension conceptuelle part de la totalit&#233; constitu&#233;e. C'est &#224; partir de la totalit&#233; constitu&#233;e du mode de production capitaliste que l'on produit les classes. Mais on les produit, elles existent, ce sont des objets socialement d&#233;finissables qui poss&#232;dent des d&#233;terminations en tant qu'elles sont des particularisations n&#233;cessaires de la totalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces d&#233;finitions et d&#233;terminations que le texte para&#238;t ne pas produire, tout en fonctionnant de fa&#231;on implicite sur un savoir intuitif de ce que sont les classes moyennes &#171; en elles-m&#234;mes &#187;. Ce &#171; savoir &#187; est &#224; la fois rejet&#233; et utilis&#233; dans des formules comme &#171; les classes moyennes sont &#233;galement souvent d&#233;finies comme&#8230; &#187;. Tout ce qui est dit ensuite sur la &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187;, la segmentation, fournit toutes sortes d'outils pour la compr&#233;hension et l'exposition th&#233;oriques des luttes particuli&#232;res, &#224; condition d'avoir r&#233;ussi, &#224; partir de la contradiction entre le prol&#233;tariat et le capital, comme le propose le texte, &#224; produire les classes, cat&#233;gories sociales ou segments dont on parle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capital c'est A-A', d'o&#249; c'est la valeur en proc&#232;s, d'o&#249; c'est la valorisation, d'o&#249; c'est l'exploitation de la force de travail port&#233;e par le travailleur libre, d'o&#249; c'est la contradiction entre le prol&#233;tariat et le capital. Tout va se d&#233;terminer &#224; l'int&#233;rieur du mouvement de cette totalit&#233;. C'est le point de d&#233;part du texte, mais c'est aussi, me semble-t-il, l&#224; o&#249; il s'arr&#234;te disant qu'il serait &#171; insatisfaisant &#187;, inutile, &#224; la limite faux, d'aller plus loin. Ce qui fait qu'ensuite le texte apporte des d&#233;veloppements pertinents, mais seulement fond&#233;s intuitivement parce que ce qui est su intuitivement (&#171; l'existence en elles-m&#234;mes &#187;) a &#233;t&#233; r&#233;cus&#233; comme pouvant et devant &#234;tre produit th&#233;oriquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous avons la contradiction entre le prol&#233;tariat et le capital, l'exploitation, nous devons consid&#233;rer toute l'extension et le d&#233;veloppement du concept : le salariat comme rapport de production et rapport de distribution ; la distinction entre travail simple et travail complexe (constitutif de la valeur, temps de travail social moyen) &#8211; ces deux premiers points permettent d'introduire structurellement l'importance et la pertinence de la hi&#233;rarchie des revenu ; la dualit&#233; de la coop&#233;ration (le travail salari&#233; implique la concentration des moyens de production face &#224; lui dans la production &#224; grande &#233;chelle) ; le travailleur collectif ; la circulation de la valeur (A-A') ; la distinction entre travail productif et improductif (qui ne doit pas &#234;tre substantialis&#233;e sous la figure de personnes) ; la n&#233;cessaire reproduction du rapport avec toutes les instances et activit&#233;s qui lui sont li&#233;es &#8230; (j'oublie certainement des d&#233;terminations du concept &#8211; attention les d&#233;terminations du concept ce sont ses conditions effectives d'existence et non des &#171; ph&#233;nom&#232;nes &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont toutes ces d&#233;terminations intrins&#232;ques au rapport d'exploitation qui non seulement segmentent le prol&#233;tariat mais encore se cristallisent pour nous donner les classes moyennes : ambivalence du salaire, coop&#233;ration, reproduction, travail complexe (aux quelles on peut ajouter les in&#233;gaux niveaux de d&#233;veloppement de l'accumulation capitaliste qui viennent surd&#233;terminer tout cela). C'est un mode de cristallisation particulier agissant sur ces d&#233;terminations, les ordonnant de fa&#231;on particuli&#232;re qui, &#224; partir d'elles, donnent les classes moyennes. En elles m&#234;mes ces d&#233;terminations ne sont qu'une sorte de mati&#232;re premi&#232;re devant subir une transformation pour construire les classes moyennes. La question est alors : quel est la nature de ce mode particulier de cristallisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que le texte indique des pistes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230; les classes dites moyennes, qui apparaissent au cours de ce processus, manifestent ce en quoi le capital est soci&#233;t&#233; capitaliste, mode de production devenu soci&#233;t&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les classes moyennes sont g&#233;n&#233;r&#233;es par le capital au fil de la croissance de sa composition organique, de sa domination r&#233;elle&lt;sup&gt;&lt;a href='https://theoriecommuniste.org/definition/subsomption' title=&#034;D&#233;finition&#160;: Dans l'histoire du mode de production capitaliste on peut distinguer (&#8230;)&#034;&gt;?&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; sur le travail, et ce faisant elles constituent la soci&#233;t&#233; qu'est r&#233;ellement le capital. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'existence des classes moyennes montre que le capital ne se contente pas de reproduire le prol&#233;tariat pour le rapport d'exploitation, mais qu'en subsomption r&#233;elle c'est l'ensemble de la soci&#233;t&#233; comme soci&#233;t&#233; capitaliste qui est son autopr&#233;supposition. Les classes moyennes sont porteuses d'id&#233;ologie et d&#233;tentrices d'une l&#233;gitimit&#233; politique, parce qu'elles vivent le rapport capitaliste dans le f&#233;tichisme de la distribution, o&#249; la valeur de la force de travail devient le (juste) prix du travail. La distribution des revenus devient pour elles r&#233;partition des richesses : c'est en cela &#233;galement qu'elles peuvent devenir un obstacle contre-r&#233;volutionnaire pour le prol&#233;tariat, une des limites de sa propre existence de classe, dont elles sont constitutives. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est remarquable qu'en indiquant ces pistes, le texte en reviennent &#224; essayer de dire ce que sont les classes moyennes &#171; en elles-m&#234;mes &#187;. Mais l&#224; o&#249; on retrouve l'ind&#233;cision de la d&#233;marche g&#233;n&#233;rale du texte, c'est quand, &#224; la suite, il est affirm&#233; l'existence d'un &#171; rapport conflictuel aux classes moyennes &#187;. Donc elles sont bien quelque chose face au prol&#233;tariat que l'on ne peut r&#233;duire &#224; un rapport du prol&#233;tariat &#224; lui-m&#234;me ext&#233;rioris&#233; dans le mouvement de sa contradiction avec le capital. Ce qui est tr&#232;s int&#233;ressant dans cette formule c'est qu'elle souligne que c'est &#224; partir de ce qu'il est dans son rapport au capital que le prol&#233;tariat se trouve engag&#233; dans l'interclassisme, il ne s'agit pas d'un d&#233;tournement, d'une &#171; erreur &#187;, on retrouve l&#224; des concepts comme celui d'implication r&#233;ciproque, l'absence de nature r&#233;volutionnaire, l'action en tant que classe comme limite. Mais les classes moyennes ne sont pas pour autant une simple dimension du prol&#233;tariat ext&#233;rioris&#233;e comme moment de sa propre existence, un miroir qu'il se tend &#224; lui-m&#234;me. S'il y a &#171; rapport conflictuel aux classes moyennes &#187; c'est que les classes moyennes sont bien quelque chose existant face au prol&#233;tariat et non un moment de sa contradiction n'&#233;tant l&#224; que pour &#234;tre r&#233;sorb&#233; (toujours la question de l'infini et du fini). Ce quelque chose ne peut &#234;tre imm&#233;diatement r&#233;sorb&#233; dans le fait qu'il (le quelque chose) ne serait finalement que &#171; une limite de sa propre existence dont elles sont constitutives &#187;. Outre les biais th&#233;oriques qui sont ici introduits, au regard de l'histoire et des luttes actuelles c'est donner de rudes camouflets &#224; la r&#233;alit&#233; dure et consistante de ces conflits et se r&#233;server au minimum (et au mieux) bien des d&#233;convenues. Nous ne sommes toujours pas sortis des prol&#233;taires qui s'ignorent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le prol&#233;tariat rencontre, dans son conflit avec les classes moyennes, des formes id&#233;ologiques et &#233;conomiques de sa propre existence dans le mode de production capitaliste (comme il est dit, avec raison, dans le texte), que l'interclassisme soit une limite de sa propre lutte en tant que classe, ne signifient pas pour autant que les classes moyennes sont &#171; constitutives de sa propre existence &#187;. Cela signifie qu'ils appartiennent au m&#234;me monde et qu'en tant que classes ils sont, du c&#244;t&#233; du travail, constitu&#233;s des m&#234;mes d&#233;terminations du d&#233;veloppement du concept d'exploitation mis en &#339;uvre par le capital dans son proc&#232;s global de reproduction (ils ne sont ni les unes, ni les autres capitalistes). Cette unit&#233; structurelle est la base de la possible absorption des classes moyennes dans le prol&#233;tariat s'abolissant, mais elle n'est que cela et ce ne sera pas un d&#238;ner de gala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est largement insuffisant de dire : &#171; Mais au bout du compte, le rapport salarial ne peut avoir le m&#234;me contenu pour un ouvrier et pour un professeur, parce que produire des marchandises n'est pas identique &#224; reproduire un rapport social, ou les conditions d'un rapport social (m&#234;me si produire des marchandises est aussi &#231;a). Cependant l'ouvrier et le professeur se retrouvent dans les luttes de fa&#231;on contradictoire, tant&#244;t affirmant l'unit&#233;, tant&#244;t se heurtant &#224; leur s&#233;paration. Et c'est aussi en cela que les divisions de classes sont r&#233;elles autant que mouvantes, et que l'interclassisme reproduit les divisions de classes dans la tension &#224; leur abolition. &#187; On en reste &#224; une unit&#233; fondamentale du salariat momentan&#233;ment contrari&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est donc ce mode de cristallisation constitutif des classes moyennes qui nous permettrait de retrouver les d&#233;terminations &#171; b&#234;tement sociologiques &#187; dont de toute fa&#231;on nous nous servons un peu intuitivement, un peu honteusement, un peu hypocritement ? Autour de quoi, par quelle m&#233;canique, par quelle &#233;nergie, ces d&#233;terminations vont-elles se cristalliser en classes moyennes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de d&#233;part c'est la subsomption r&#233;elle du travail sous le capital. Ne serait-ce que comme simple constatation historique, les &#171; nouvelles classes moyennes &#187; sont li&#233;es &#224; la subsomption r&#233;elle du travail sous le capital. Donc, on peut avancer un premier point : le mode particulier de polarisation des d&#233;terminations de l'exploitation comme classes moyennes est d&#233;pendant de la subsomption r&#233;elle. L&#224;, on va avancer quelques caract&#233;ristiques de la subsomption r&#233;elle. La principale &#224; laquelle on va s'attacher peut se formuler de deux fa&#231;ons : son caract&#232;re toujours inachev&#233;, la constitution du capital en soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut se contenter de d&#233;finir la subsomption r&#233;elle au seul niveau des transformations du proc&#232;s de travail. L'extraction de plus-value relative affecte toutes les combinaisons sociales, du proc&#232;s de travail aux formes politiques de la repr&#233;sentation ouvri&#232;re, en passant par l'int&#233;gration de sa reproduction dans le cycle propre du capital. La subsomption r&#233;elle est une transformation de la soci&#233;t&#233; et pas seulement du proc&#232;s de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut donc parler de subsomption r&#233;elle, en accord avec le concept m&#234;me de plus-value relative, qu'au moment o&#249; toutes les combinaisons sociales sont affect&#233;es. L'affectation de la totalit&#233; poss&#232;de son crit&#232;re. La subsomption r&#233;elle devient un syst&#232;me organique, c'est-&#224;-dire qu'elle part de ses pr&#233;suppositions propres pour cr&#233;er &#224; partir d'elle les organes qui lui font d&#233;faut, c'est ainsi qu'elle devient une totalit&#233;. La subsomption r&#233;elle se conditionne elle-m&#234;me, alors que la subsomption formelle transforme et mod&#232;le, selon les int&#233;r&#234;ts et les n&#233;cessit&#233;s du capital, un mat&#233;riau social et &#233;conomique existant (en cela on a la base de la diff&#233;rence substantielle entre anciennes et nouvelles classes moyennes)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La subsomption r&#233;elle du travail (donc de la soci&#233;t&#233;) sous le capital est par nature toujours inachev&#233;e. Il est dans la nature de la subsomption r&#233;elle d'atteindre des points de rupture car la subsomption r&#233;elle surd&#233;termine les crises du capital comme inach&#232;vement de la soci&#233;t&#233; capitaliste. C'est le cas lorsque le capital cr&#233;e &#224; partir de lui les organes sp&#233;cifiques et les modalit&#233;s d'absorption de la force de travail sociale. La subsomption r&#233;elle inclut dans sa nature d'&#234;tre une perp&#233;tuelle auto-construction scand&#233;e par des crises, la dynamique de cette auto-construction r&#233;side dans le principe de base de la subsomption r&#233;elle, l'extraction de plus-value sous son mode relatif. Cette auto-construction permanente de la subsomption r&#233;elle est incluse dans l'extraction de plus-value sous son mode relatif, c'est cette auto-construction qui se bloque et se red&#233;finit dans les crises de la subsomption r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas, me semble-t-il, comprendre la subsomption r&#233;elle du travail sous le capital sans consid&#233;rer que ce qui se passe dans le proc&#232;s de travail ne s'ach&#232;ve qu'en dehors de lui. Le capital, en tant que soci&#233;t&#233; (dans le sens que cherchent &#224; d&#233;finir les trois citations suivantes), est un perp&#233;tuel travail social de mise en forme de ses contradictions inh&#233;rentes, au niveau de sa reproduction qui conna&#238;t des phases de mutations profondes. On peut dire que la subsomption r&#233;elle du travail sous le capital se d&#233;finit comme le capital devenant soci&#233;t&#233; capitaliste, c'est-&#224;-dire se pr&#233;supposant elle-m&#234;me dans son &#233;volution et la cr&#233;ation de ses organes (entre parenth&#232;ses : c'est pour cela que la subsomption r&#233;elle est une p&#233;riode historique dont on peut fixer des limites historiques indicatives).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qu'il y ait subsomption r&#233;elle, il faut que les transformations acquises dans le proc&#232;s de travail aient cr&#233;&#233;s les modalit&#233;s de la reproduction de la force de travail qui lui sont ad&#233;quates. C'est-&#224;-dire celles qui font en sorte (et qui ent&#233;rinent) que la force de travail n'a plus de &#171; sorties &#187; possibles de son &#233;change avec le capital dans le cadre de ce proc&#232;s de travail sp&#233;cifiquement capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques citations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les pr&#233;misses de la formation du rapport capitaliste en g&#233;n&#233;ral surgissent &#224; un niveau historique d&#233;termin&#233; de la production sociale. Il faut qu'au sein du mode de production ant&#233;rieur, les moyens de production et de circulation, voire les besoins, soient d&#233;velopp&#233;s au point qu'ils tendent &#224; d&#233;passer les antiques rapports de production et &#224; les transformer en rapports capitalistes. Au demeurant, il suffit qu'ils permettent une soumission formelle du travail au capital. Sur la base de ce nouveau rapport, il se d&#233;veloppe un mode de production sp&#233;cifiquement diff&#233;rent qui, d'une part, cr&#233;e de nouvelles forces productives mat&#233;rielles et, d'autre part, se d&#233;veloppe sur ce fondement pour cr&#233;er de nouvelles conditions r&#233;elles. Il s'agit d'une r&#233;volution &#233;conomique compl&#232;te : d'une part, le capital commence par produire les conditions r&#233;elles de la domination du capital sur le travail, puis elle les parfait et leur donne une forme ad&#233;quate (c'est moi qui souligne) ; d'autre part, pour ce qui est des forces productives du travail, des conditions de production et des rapports de circulation d&#233;velopp&#233;s par lui en opposition aux ouvriers, il cr&#233;e les conditions r&#233;elles d'un mode de production nouveau qui, en abolissant la forme antagonique du capitalisme, jette les bases mat&#233;rielles d'une nouvelle vie sociale, d'une forme nouvelle de soci&#233;t&#233;. &#187; (Marx, Chapitre in&#233;dit, Ed. 10 / 18, p. 263-264).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise achev&#233;e, chaque rapport &#233;conomique en suppose un autre sous sa forme bourgeoise et &#233;conomique, l'un conditionnant l'autre, comme c'est le cas de tout syst&#232;me organique. Ce syst&#232;me organique lui-m&#234;me, dans son ensemble a ses pr&#233;suppositions propres, et son d&#233;veloppement total implique qu'il se subordonne tous les &#233;l&#233;ments constitutifs de la soci&#233;t&#233; ou qu'il cr&#233;e &#224; partir de lui-m&#234;me les organes qui lui font encore d&#233;faut (c'est moi qui souligne). C'est ainsi qu'il devient historiquement une totalit&#233;. &#187; (Marx, Fondements de la critique de l'&#233;conomie politique, Ed Anthropos, t. 1, p. 226).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si nous consid&#233;rons la soci&#233;t&#233; bourgeoise dans son ensemble, c'est toujours comme r&#233;sultat dernier du proc&#232;s qu'appara&#238;t la soci&#233;t&#233;, c'est-&#224;-dire l'homme dans ses rapports sociaux. &#187; (ibid, t. 2 p. 230).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir aux classes moyennes : ce &#171; devenir en soci&#233;t&#233; constamment inachev&#233; &#187; ce sont des instances et des activit&#233;s tant au niveau des &#171; superstructures &#187; que du &#171; fondement &#233;conomique &#187; (on ne trouve pas le terme d'&#171; infrastructure &#187; chez Marx). Ces instances et activit&#233;s sont la chair des classes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chose essentielle est que l'on va pouvoir dire de quel mat&#233;riau est b&#226;tie cette classe, c'est l&#224; que nous sortons du d&#233;coupage sociologique qui au mieux va constater et &#233;noncer des diff&#233;rences mais ne les ram&#232;ne pas &#224; l'unit&#233; de la chose, c'est-&#224;-dire se contente du proc&#233;d&#233; d'investigation comme mode d'exposition. Ce mat&#233;riau, ce sont toutes les d&#233;terminations de l'exploitation &#233;nonc&#233;es plus haut dans leur ambivalence. La subsomption r&#233;elle en cr&#233;ant ces instances et ces activit&#233;s dont elle produit elle-m&#234;me sans cesse le manque agit comme cette &#233;nergie qui va polariser l'ambivalence de toutes ces d&#233;terminations en les cristallisant comme aspects autonomes. La subsomption r&#233;elle scinde et polarise en fonctions particuli&#232;res les aspects de ces d&#233;terminations, elle pousse &#224; l'existence autonome les &#233;l&#233;ments de la dualit&#233; de chacune de ces d&#233;terminations et ce jusqu'&#224; l'antagonisme et la personnification respective. Cependant, les classes moyennes ne sont pas, &#171; en elles-m&#234;mes &#187;, la somme de ces d&#233;terminations (la coop&#233;ration comme direction du proc&#232;s de travail ; le salaire comme rapport de distribution ; le travail complexe, etc.), c'est une refonte de ces &#233;l&#233;ments en une nouvelle totalit&#233; qui est produite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut encore que ces &#233;l&#233;ments divers soient recompos&#233;s, qu'ils acqui&#232;rent entre eux un caract&#232;re commun, qu'ils soient unifi&#233;s pour d&#233;finir une classe. Il faut qu'il y ait un principe de recomposition de ces &#233;l&#233;ments qui leur conf&#232;re une caract&#233;ristique commune et les unifie. Ce principe c'est la caract&#233;ristique de la subsomption r&#233;elle d'&#234;tre la constitution du capital en soci&#233;t&#233;. Mais pour les classes moyennes cette constitution en soci&#233;t&#233; n'est pas la soci&#233;t&#233; capitaliste, le mode de production capitaliste, c'est la soci&#233;t&#233; salariale (je reprends ici l'expression de Castells et d'Aglietta). En effet, le principe d'unification n'est pas indiff&#233;rent aux &#233;l&#233;ments qu'il unifie (rapport de distribution, travail complexe, coop&#233;ration, instances de reproduction, etc.). La soci&#233;t&#233; salariale c'est un continuum de positions et de comp&#233;tences, c'est le rapport salarial tel qu'il n'y a pour la force de travail aucune &#171; sortie &#187; possible de son &#233;change avec le capital car cet &#233;change n'est plus contradiction pour lui-m&#234;me (rapport entre surtravail et travail n&#233;cessaire). L&#224;, on retrouve certains points d&#233;velopp&#233;s dans le texte : &#171; Cette soci&#233;t&#233;, qui a pour origine et finalit&#233; la valorisation, devient id&#233;ologiquement pour les classes moyennes la fin propre du capital : le capital qu'elles reproduisent existerait finalement pour les reproduire, elles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma tentative de d&#233;finition &#171; en elles-m&#234;mes &#187; des classes moyennes renvoie finalement &#224; l'autopr&#233;supposition du capital en tant que soci&#233;t&#233; salariale. Ce &#171; en tant que &#187; est le travail id&#233;ologique sp&#233;cifique achevant la constitution de cette classe &#8211; au singulier &#8211; en ce que cette id&#233;ologie et les conditions de sa reproduction et de sa l&#233;gitimit&#233; deviennent l'activit&#233; propre de cette classe dans la soci&#233;t&#233;. Peu importe alors que la soci&#233;t&#233; salariale soit dans chaque aire r&#233;gionale d&#233;j&#224; acquise ou en constitution plus ou moins r&#233;alisable, les classes moyennes des pays &#233;mergents n'en sont alors que plus entreprenantes. Ce &#171; en tant que &#187; se trouve l&#233;gitim&#233; dans une caract&#233;ristique empirique (sociologique : mais une sociologie que nous n'avons pas prise intuitivement comme base de d&#233;part mais produit dans l'exposition et non dans l'investigation) de la classe moyenne : &#234;tre un carrefour de la soci&#233;t&#233; salariale avec ses ascensions et ses d&#233;gradations et le constant et rude travail de positionnement et de hi&#233;rarchie qui est le sien. La classe moyenne milite pour la reproduction de la soci&#233;t&#233; salariale, ent&#233;rinant l'autopr&#233;supposition du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En laissant de c&#244;t&#233; la n&#233;cessaire production de la classe moyenne &#171; en elle-m&#234;me &#187;, il me semble que la position d&#233;fendue dans ce texte a tendance &#224; gommer les conflits dans la &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187; qui serait le processus g&#233;n&#233;ral, les conflits n'&#233;tant que des moments de ce processus, n&#233;cessaires seulement pour le r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, bien s&#251;r, dire comme AC en conclusion de son texte : &#171; Aucune de ces divisions ne saurait &#234;tre indiff&#233;rente dans les luttes, mais aucune ne saurait suffire, dans le cadre d'une lutte interclassiste. Car l'on risque d'entrer dans une logique de classification sans int&#233;r&#234;t du point de vue de la communisation, si l'on perd de vue que toutes ces strates et couches sociales qui d&#233;crivent aussi les classes moyennes ne sont en rien fig&#233;es, mais sont amen&#233;es &#224; se dissoudre dans la contradiction qui est la dynamique m&#234;me du capital, parce qu'elle est contradiction entre des classes, dans laquelle une de ces classes entre constamment en contradiction avec sa propre existence de classe : le prol&#233;tariat. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#224;, la contradiction entre prol&#233;tariat et capital explique tout, emporte tout, mais comme une avalanche emporte tout sur son passage. C'est le &#171; amen&#233;es &#224; se dissoudre &#187; qui me g&#234;ne, comme si les conflits, les diff&#233;rences d'objectifs, le r&#244;le de la politique et de l'Etat, etc. n'&#233;taient finalement rien de consistant (on retrouve la question dialectique du &#171; fini &#187; et de &#171; l'infini &#187;). Pourquoi la classe moyenne n'&#339;uvrerait-elle pas plut&#244;t &#224; la victoire de la contre-r&#233;volution ? Il est vrai que toutes les distinctions qui construisent la classe moyenne &#171; sont amen&#233;es &#224; se dissoudre dans la contradiction qui est la dynamique m&#234;me du capital parce que, etc. &#187;. L&#224; o&#249; je ne suis plus autant d'accord, c'est quand la &#171; dissolution &#187;, m&#234;me si elle est appel&#233;e &#171; conflits &#187;, est d&#233;j&#224; pr&#233;suppos&#233;e dans une &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187; dont le conflit n'est que le mode de r&#233;alisation. Dans les luttes, nous avons ou pas cette &#171; tension &#224; l'unit&#233; &#187; qui, dans ce texte, para&#238;t comme un donn&#233; de toute lutte, par d&#233;finition. En outre cette tension &#224; l'unit&#233; ne se dirige pas forc&#233;ment d'elle-m&#234;me dans le sens du prol&#233;tariat, elle peut &#234;tre absorb&#233;e dans la politique comme on l'a vu en Iran ou en Egypte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la probl&#233;matique du texte Notes sur les classes moyennes et l'interclassisme, il est impensable que l'interclassisme puisse &#234;tre une recomposition de luttes diverses autour de la classe moyenne jouant le r&#244;le dominant (le r&#244;le d&#233;terminant &#233;tant toujours celui de la classe capitaliste). La &#171; logique de classification est sans int&#233;r&#234;t du point de vue de la communisation &#187; &#233;crit AC, je veux bien mais c'est seulement du point de vue de la communisation accomplie, du but &#224; atteindre, et m&#234;me du point de vue du but atteint. Mais cette logique est loin d'&#234;tre sans int&#233;r&#234;t du point de vue de la communisation comme lutte des classes encore dans et contre le mode de production capitaliste. Il faudra &#171; dissoudre &#187; certes, mais, comme le dit AC, c'est dans la contradiction entre le prol&#233;tariat et le capital qu'il faudra dissoudre et l&#224; rien, pas m&#234;me la classe moyenne, n'est &#171; amen&#233; &#187; &#224; se dissoudre du simple fait que la contradiction est ce qu'elle est.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Notes classes moyennes et interclassisme</title>
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		<dc:date>2026-01-04T18:11:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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&lt;p&gt;Poser la question des classes ? moyennes du point de vue de la communisation, ce ne peut &#234;tre se poser seulement la question de leur existence, de leurs origines historiques ou de savoir qui on peut y inclure ou non, &#224; la mani&#232;re de l'historien ou du sociologue. La question des classes moyennes est pour nous aujourd'hui celle de l'interclassisme tel qu'il se produit dans les luttes, d'Ath&#232;nes au Caire, d'Oakland &#224; Barcelone. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pi&#232;ge serait de poser l'interclassisme comme quelque chose (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://theoriecommuniste.org/la-revue/Textes-TC-pour-Meeting-et-SIC/Les-classes-moyennes/" rel="directory"&gt;Les classes moyennes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Poser la question des classes&lt;sup&gt;&lt;a href='https://theoriecommuniste.org/Classes' title=&#034;D&#233;finition&#160;: Les classes ne sont ni des sommes d'individus regroup&#233;s par un int&#233;r&#234;t (&#8230;)&#034;&gt;?&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; moyennes du point de vue de la communisation, ce ne peut &#234;tre se poser seulement la question de leur existence, de leurs origines historiques ou de savoir qui on peut y inclure ou non, &#224; la mani&#232;re de l'historien ou du sociologue. La question des classes moyennes est pour nous aujourd'hui celle de l'interclassisme tel qu'il se produit dans les luttes, d'Ath&#232;nes au Caire, d'Oakland &#224; Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pi&#232;ge serait de poser l'interclassisme comme quelque chose qu'il faudrait d&#233;plorer ou encourager, ou comme quelque chose &#224; investir ou orienter (activisme), et donc de poser les classes moyennes comme quelque chose qui serait toujours soit de trop soit qui manquerait dans les luttes (trop d'&#233;meutiers tout seuls, ou trop de fonctionnaires, etc.). Ce serait aussi sym&#233;triquement de poser le prol&#233;tariat dans son union ou non avec les classes moyennes, &#224; la recherche du bon cocktail de classes susceptible de produire le moment r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors que sont les classes moyennes ? Une fraction ais&#233;e du salariat, un certain r&#244;le dans la reproduction d'ensemble du capital (les activit&#233;s d'encadrement, par exemple), ou simplement l'ensemble des salari&#233;s touchant un revenu m&#233;dian ? A chaque fois que la question se pose dans ces termes, les classes moyennes sont dissoutes dans le prol&#233;tariat ou l'inverse, et on ne voit plus bien de quel interclassisme on pourrait parler, ou alors on dresse classes moyennes et prol&#233;taires face &#224; face, de part et d'autre d'une fronti&#232;re de classe imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait se contenter de dire que les classes moyennes ne seraient que des prol&#233;taires qui s'ignorent, sur la base du fait qu'elles sont essentiellement compos&#233;es de salari&#233;s, ce qui les ram&#232;nerait &#224; &#234;tre num&#233;riquement &#171; presque tout le monde &#187; (on en reviendrait alors au &#171; 99% &#187; qui de ce point de vue n'est pas si loin de la r&#233;alit&#233; : en effet selon des chiffres du Credoc on arrive &#224; quelque chose comme 80% des salari&#233;s). Mais il ne serait pas plus satisfaisant, au regard des luttes et de la r&#233;alit&#233; de l'interclassisme, de tenter de les consid&#233;rer pour ce qu'elles seraient &#171; en elles-m&#234;mes &#187;, ou seulement dans un rapport d'ext&#233;riorit&#233; au prol&#233;tariat, comme si l'un et l'autre &#233;taient des entit&#233;s s&#233;par&#233;es, et non des &#233;l&#233;ments de la m&#234;me totalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire que les luttes actuelles sont interclassistes, ce n'est pas seulement observer que les classes moyennes s'y trouvent m&#234;l&#233;es aux prol&#233;taires, c'est-&#224;-dire objectivement aux plus pauvres (tout le monde descend dans la rue en temps de crise majeure), mais dire et faire appara&#238;tre que la contradiction entre capital et prol&#233;tariat est non seulement la dynamique qui produit toutes les classes du MPC, c'est-&#224;-dire qui produit le capital comme soci&#233;t&#233; capitaliste, mais &#233;galement celle qui conduit &#224; leur dissolution. Consid&#233;rer les classes moyennes &#171; en elles-m&#234;mes &#187; n'a alors aucun sens. Les classes moyennes n'existent qu'en ce qu'elles sont constitutives de ce qu'est le prol&#233;tariat dans sa contradiction au capital. Il ne sert &#224; rien de vouloir les d&#233;crire autrement que comme un moment des luttes, comme un moment de la lutte de classe du prol&#233;tariat, comme un moment de la contradiction en proc&#232;s. Se demander ce qu'elles sont en dehors de ce rapport au prol&#233;tariat ne serait qu'un exercice de sociologie, o&#249; l'on fige les classes dans des couches et des strates dans lesquelles il serait possible d'aller effectuer des pr&#233;l&#232;vements afin d'en conna&#238;tre la composition, pour ensuite les d&#233;crire dans leur infinie complexit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes moyennes sont &#233;galement souvent d&#233;finies comme englobant l'ensemble des activit&#233;s non-productives qui permettent &#224; la plus-value d'exister r&#233;ellement, c'est-&#224;-dire socialement. La reproduction d'ensemble du rapport social capitaliste est alors th&#233;oriquement produite comme identique &#224; la valorisation. La production de plus-value ne d&#233;finit d&#232;s lors plus une classe, le prol&#233;tariat, mais l'ensemble de la soci&#233;t&#233; capitaliste, comme monde capitaliste &#171; int&#233;gr&#233; &#187; (au sens o&#249; Debord parlait du &#171; spectaculaire int&#233;gr&#233; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mani&#232;re de consid&#233;rer les choses s'appuie sur le fait qu'il est aujourd'hui effectivement tr&#232;s difficile, voire impossible, et en tout cas tr&#232;s fastidieux, de d&#233;terminer &#224; partir de l'activit&#233; individuelle d'un salari&#233; &#224; quel moment il produit de la valeur ou n'en produit pas. Mais rechercher dans l'activit&#233; des prol&#233;taires individuels quels sont les moments o&#249; ils produisent de la plus-value et ceux o&#249; ils reproduisent simplement ses conditions de possibilit&#233; n'offre que peu d'int&#233;r&#234;t et ne change rien au rapport social fondamental qu'est l'exploitation : c'est l'exploitation d'une classe par une autre qui produit la plus-value, et c'est aussi l'exploitation qui d&#233;finit comme classes celle des exploiteurs et celle des exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poser la valorisation comme identique &#224; la reproduction d'ensemble du rapport social capitaliste fait dispara&#238;tre la contradiction comme rapport entre des classes et ce qui les constitue comme classes. La baisse du taux de profit devient une pure question &#233;conomique, nous nous retrouvons en pleine &#171; critique de la valeur &#187;. Lorsque le capital finit par ne plus produire assez de valeur pour reproduire l'ensemble de la soci&#233;t&#233;, c'est alors, dans le meilleur des cas, &#171; l'ensemble de la soci&#233;t&#233; &#187; qui se r&#233;volte. Avec, en premi&#232;re ligne, des classes moyennes &#171; prol&#233;taris&#233;es &#187;, qui finalement reviendraient en leur &#234;tre propre, en leur essence prol&#233;tarienne et donc, imm&#233;diatement, r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette extension du prol&#233;tariat &#224; l'ensemble des salari&#233;s traduit le fait que le prol&#233;tariat productif n'est plus con&#231;u que comme un non-sujet, priv&#233; de son identit&#233; ouvri&#232;re et socialement isol&#233; dans la production. Il ne retrouve une sorte de dignit&#233; ou de potentiel r&#233;volutionnaire que d&#232;s lors qu'il est surnum&#233;raire, et donc hors de la sph&#232;re productive, rejoignant ainsi sa vraie nature de r&#233;volutionnaire ou de r&#233;volt&#233; (l'&#233;meutier potentiel), ou ne retrouve une existence sociale, ne sort de son isolement productif qu'en devenant &#171; presque tout le monde &#187;, classe moyenne &#171; prol&#233;taris&#233;e &#187;. Comme si, hors du programmatisme&lt;sup&gt;&lt;a href='https://theoriecommuniste.org/definition/programmatisme' title=&#034;D&#233;finition&#160;: De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, on peut dire que le programmatisme repose sur une (&#8230;)&#034;&gt;?&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; et de l'identit&#233; de classe confirm&#233;e dans le capital, c'est-&#224;-dire hors de son existence politique comme classe, le prol&#233;tariat perdait toute existence sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de classe moyenne comme masque du prol&#233;tariat (les classes moyennes sont des prol&#233;taires qui s'ignorent ou la notion de classe moyenne est un masque id&#233;ologique sur la r&#233;alit&#233; du prol&#233;tariat) est alors le fait d'une th&#233;orisation qui se donne les sujets dont elle a besoin pour ses propres fins. Mais ce qui est alors masqu&#233;, ce sont les probl&#232;mes r&#233;els que pose la segmentation de la classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut toujours poser une unit&#233; a priori de la classe sur la base du fait que tous les prol&#233;taires, productifs ou non, ont &#224; subir le rapport salarial, c'est-&#224;-dire l'exploitation, mais il n'en reste pas moins que cette unit&#233; n'est en rien unifiante, qu'elle n'existe imm&#233;diatement que comme la s&#233;paration de tous les prol&#233;taires entre eux, qu'on se trouve sans cesse face aux situations particuli&#232;res de chaque segment de classe. La situation commune des exploit&#233;s n'est rien d'autre que leur s&#233;paration. La question que nous avons &#224; nous poser n'est pas celle de l'unit&#233; a priori, mais de la reconduction ou non de cette s&#233;paration, parce que c'est la question qui se pose dans les luttes lorsqu'elles tendent &#224; se g&#233;n&#233;raliser, lorsqu'elles deviennent interclassistes : c'est la tension m&#234;me &#224; l'unit&#233; qui n'est que le fait de se heurter &#224; la r&#233;alit&#233; de la s&#233;paration. La &#171; communaut&#233; de situation &#187; n'est donn&#233;e que de mani&#232;re abstraite ou g&#233;n&#233;rale dans ce qu'on est dans le capital, elle ne devient une tension r&#233;elle que dans les luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, il ne s'agit ni de dire &#171; il n'y a de prol&#233;tariat que le prol&#233;tariat productif &#187;, ni &#171; nous sommes tous exploit&#233;s, tous prol&#233;taires &#187;, mais de rep&#233;rer comment existe cette tension &#224; l'unit&#233;, et &#224; travers quels conflits particuliers &#224; l'int&#233;rieur de la classe. Pour donner un exemple tr&#232;s g&#233;n&#233;ral, lors de l'occupation ou du blocage d'un lieu de travail, se retrouvent sur ce lieu &#224; la fois les gens qui y travaillent et des individus qui sont pr&#233;sents seulement pour la lutte. La situation qui se dessine alors est chaque fois diff&#233;rente et d&#233;pend du contenu de la lutte (revendicative ou non, etc.) et de l'activit&#233; des individus qui y prennent part. Le fait que le lieu de travail, m&#234;me bloqu&#233; ou occup&#233;, conserve sa fonction, reste naturellement la premi&#232;re limite de ce type de situation. Cependant, briser l'&#233;tanch&#233;it&#233; sociale d'un lieu de travail, que des salari&#233;s s'y trouvent hors travail et m&#234;l&#233;s &#224; d'autres pour autre chose que le travail, met chacun des participants face &#224; l'&#233;vidence de l'arbitraire de leur r&#244;le social dans le monde capitaliste. Le lieu de travail est alors travers&#233; de rapports sociaux diff&#233;rents de ceux qui lui permettent d'exister comme lieu de travail. Ce qui peut appara&#238;tre alors, pour peu que le conflit tende &#224; se g&#233;n&#233;raliser, c'est la s&#233;paration tant de l'outil productif que du reste de la soci&#233;t&#233;, la s&#233;paration des individus entre eux (la division de la soci&#233;t&#233; en classes) comme la s&#233;paration des individus et de leur propre activit&#233;, c'est-&#224;-dire la condition m&#234;me du rapport social capitaliste. Briser cette s&#233;paration et r&#233;aliser une unit&#233; dans la lutte est le seul moyen de poursuivre la lutte, mais reproduire cette s&#233;paration est au bout du compte la seule mani&#232;re d'&#234;tre ce qu'on est socialement. C'est l&#224; que se situe ce qu'on peut appeler tension &#224; l'unit&#233;, qui n'est le plus souvent qu'&#233;bauch&#233;e et ne peut trouver son effectivit&#233; que dans le processus de communisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; de la classe ne se r&#233;alise pas imm&#233;diatement comme rapport entre des personnes (il ne suffit pas que &#034;les gens se parlent&#034; pour qu'ils d&#233;passent leur appartenance de classe : c'est le mythe assembl&#233;iste), mais dans une activit&#233; contre le capital, c'est-&#224;-dire contre leur propre existence de classe, activit&#233; dans laquelle les individus ne trouvent plus la possibilit&#233; de leur d&#233;finition par les r&#244;les sociaux capitalistes. Ceci ne peut appara&#238;tre que lors de conflits tr&#232;s intenses et tendant &#224; se g&#233;n&#233;raliser &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233;, et tend toujours &#224; s'&#233;teindre d&#232;s lors que la tension du conflit est retomb&#233;e. La poursuite et l'extension de cette dynamique est un moment de la communisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche d'une unit&#233; de la classe sur la base du revenu, l'assimilation du prol&#233;taire au salari&#233; fait perdre de vue la sp&#233;cificit&#233; des classes dites moyennes dans le MPC, sp&#233;cificit&#233; qui n'existe qu'en fonction du travail productif proprement dit, en raison de la contradiction qu'est la baisse du taux de profit, dans ce qui pousse le capital, dans son d&#233;veloppement historique, ne laissant rien en dehors de lui, &#224; devenir soci&#233;t&#233;. Ce qui est en cause, c'est ce qui se joue dans le d&#233;veloppement de la coop&#233;ration, d'abord entre les travailleurs puis entre les diff&#233;rentes branches de la production capitaliste et la n&#233;cessit&#233; conjointe de la s&#233;paration de leurs activit&#233;s, de la division du travail, et donc du d&#233;veloppement des sph&#232;res de l'encadrement, de la circulation, etc., la segmentation &#233;tant exig&#233;e par le proc&#232;s productif aux fins de valorisation, dans le cours de son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capital s&#233;pare les travailleurs (par le salaire, par la perte de ma&#238;trise sur ce qui est produit et la mani&#232;re dont &#231;a l'est, etc.) &#224; mesure qu'il les rassemble en nombre dans le proc&#232;s productif et c'est de cette mani&#232;re qu'il socialise le travail ; le r&#233;sultat de cette union/division est la soci&#233;t&#233; capitaliste, en ce qu'elle est r&#233;ellement compos&#233;e, de mani&#232;re fonctionnelle, de segments de classes : les classes dites moyennes, qui apparaissent au cours de ce processus, manifestent ce en quoi le capital est soci&#233;t&#233; capitaliste, mode de production devenu soci&#233;t&#233;. Le travail capitaliste ne peut devenir force de travail collective (le salaire est individuel), communaut&#233; des travailleurs (socialisme), pas plus que les prol&#233;taires ne peuvent s'unir sur la base de ce qu'ils sont comme classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes moyennes sont g&#233;n&#233;r&#233;es par le capital au fil de la croissance de sa composition organique, de sa domination r&#233;elle&lt;sup&gt;&lt;a href='https://theoriecommuniste.org/definition/subsomption' title=&#034;D&#233;finition&#160;: Dans l'histoire du mode de production capitaliste on peut distinguer (&#8230;)&#034;&gt;?&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; sur le travail, et ce faisant elles constituent la soci&#233;t&#233; qu'est r&#233;ellement le capital. (Cette soci&#233;t&#233;, qui a pour origine et finalit&#233; la valorisation, devient id&#233;ologiquement pour les classes moyennes la fin propre du capital : le capital qu'elles reproduisent existerait finalement pour les reproduire, elles.) En cela elles ne sont pas comparables aux couches moyennes des autres modes de production ou de la domination formelle, qui existent moins pour que dans le mode de production auquel elles appartiennent. Ce que les autres modes de productions laissaient subsister hors d'eux, tant en termes de savoir que de pratiques, de m&#233;tiers ou de modes d'&#233;change ne peut plus subsister dans la domination r&#233;elle du capital sur le travail. Toute la soci&#233;t&#233; est soci&#233;t&#233; du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence des classes moyennes montre que le capital ne se contente pas de reproduire le prol&#233;tariat pour le rapport d'exploitation, mais qu'en subsomption r&#233;elle c'est l'ensemble de la soci&#233;t&#233; comme soci&#233;t&#233; capitaliste qui est son autopr&#233;supposition. Les classes moyennes sont porteuses d'id&#233;ologie et d&#233;tentrices d'une l&#233;gitimit&#233; politique, parce qu'elles vivent le rapport capitaliste dans le f&#233;tichisme de la distribution, o&#249; la valeur de la force de travail devient le (juste) prix du travail. La distribution des revenus devient pour elles r&#233;partition des richesses : c'est en cela &#233;galement qu'elles peuvent devenir un obstacle contre-r&#233;volutionnaire pour le prol&#233;tariat, une des limites de sa propre existence de classe, dont elles sont constitutives. Ce que rencontre alors le prol&#233;tariat dans l'interclassisme, c'est-&#224;-dire dans le rapport conflictuel aux classes moyennes, c'est une des formes id&#233;ologiques de son existence dans le capital : pour le prol&#233;tariat aussi, le salaire est le prix du travail. L'id&#233;ologie de la classe moyenne est objectivation des rapports sociaux capitalistes, elle est le capitalisme vu comme contrat social et non comme rapport social d'exploitation, et cette id&#233;ologie n'est en rien ext&#233;rieure &#224; ce qu'est le prol&#233;tariat, elle est au contraire constitutive du rapport de classes tel qu'il existe r&#233;ellement. Dans la crise actuelle du rapport salarial, c'est aussi cette id&#233;ologie qui entre en crise, et c'est un des enjeux des luttes interclassistes aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est n&#233;cessaire, dans les luttes, de critiquer les positions id&#233;ologiques des classes moyennes, cela ne saurait nous faire oublier que cette critique ne saurait se faire au nom ou en r&#233;f&#233;rence &#224; un sujet prol&#233;tarien qui ne serait pas entach&#233; d'id&#233;ologie, d'un pur sujet historique. L'interclassisme n'est pas une ligne de front, et c'est l&#224; tout le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au bout du compte, le rapport salarial ne peut avoir le m&#234;me contenu pour un ouvrier et pour un professeur, parce que produire des marchandises n'est pas identique &#224; reproduire un rapport social, ou les conditions d'un rapport social (m&#234;me si produire des marchandises est aussi &#231;a). Cependant l'ouvrier et le professeur se retrouvent dans les luttes de fa&#231;on contradictoire, tant&#244;t affirmant l'unit&#233;, tant&#244;t se heurtant &#224; leur s&#233;paration. Et c'est aussi en cela que les divisions de classes sont r&#233;elles autant que mouvantes, et que l'interclassisme reproduit les divisions de classes dans la tension &#224; leur abolition. L'interclassisme est ce conflit aussi bien que cette tension, il est un moment de la r&#233;volution comme communisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question des classes moyennes n'est pas ce en quoi elles sont &#171; moyennes &#187; en termes de revenu (revenu m&#233;dian qui n'est qu'accidentel et entre surtout dans la d&#233;finition de ce qu'elles sont id&#233;ologiquement, ou pour un sociologue du travail), mais doit aussi se poser &#224; partir de ce qu'elles sont effectivement (fonctionnellement) dans le monde du capital. Mais cette approche est probl&#233;matique. Les classes moyennes, comme r&#244;le fonctionnel dans le capital, cela peut-&#234;tre effectivement aussi les salari&#233;s des centres d'appel t&#233;l&#233;phonique pay&#233;s au SMIC. Cela ne signifie pas que ces salari&#233;s ne soient pas aussi des prol&#233;taires, c'est-&#224;-dire qu'ils ne soient pas pris dans la contradiction de classes qui polarise l'ensemble de la soci&#233;t&#233;, mais cela n'implique aucune unit&#233; ou &#171; communaut&#233; de situation &#187; hors des situations de lutte. Les classes moyennes n'ont pas plus une nature contre-r&#233;volutionnaire ou r&#233;formiste que le prol&#233;tariat productif n'a de nature r&#233;volutionnaire. Mais m&#234;me si on suppose des moments de &#171; d&#233;faisance &#187; du social, cette d&#233;faisance ne peut se faire qu'&#224; partir de la situation imm&#233;diate (et contradictoire) des classes telles qu'elles sont dans le capital, de ce qu'elles sont sp&#233;cifiquement amen&#233;es &#224; d&#233;fendre et /ou attaquer, etc. Et c'est l&#224; que &#231;a se complique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'on ne peut peut-&#234;tre pas &#233;chapper &#224; la t&#226;che d'avoir &#224; d&#233;crire ce qu'est effectivement la division en classes, telle qu'elle se manifeste &#224; chaque fois dans les luttes, c'est-&#224;-dire d'en indiquer les sp&#233;cificit&#233;s selon la sph&#232;re dans laquelle elle se situe : production, reproduction (les profs, les fonctionnaires, plus g&#233;n&#233;ralement la fonction sp&#233;cifique de l'Etat), circulation, encadrement. Aucune de ces divisions ne saurait &#234;tre indiff&#233;rente dans les luttes, mais aucune ne saurait suffire, dans le cadre d'une lutte interclassiste. Car l'on risque d'entrer dans une logique de classification sans int&#233;r&#234;t du point de vue de la communisation, si l'on perd de vue que toutes ces strates et couches sociales qui d&#233;crivent aussi les classes moyennes ne sont en rien fig&#233;es, mais sont amen&#233;es &#224; se dissoudre dans la contradiction qui est la dynamique m&#234;me du capital, parce qu'elle est contradiction entre des classes, dans laquelle une de ces classes entre constamment en contradiction avec sa propre existence de classe : le prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci affirm&#233;, il n'en reste pas moins que c'est seulement dans les luttes que m&#232;ne le prol&#233;tariat avec tout ce qu'il est dans et contre le capital, c'est-&#224;-dire aussi avec (et contre) les classes moyennes, que peut &#233;merger la possibilit&#233; du d&#233;passement r&#233;volutionnaire. Et que ce que ces luttes produisent, c'est aussi un brouillage momentan&#233; des s&#233;parations de classes, en attendant de produire leur abolition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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